Bien le bonjour.
Suite a un commentaire d'un (d'une ?) mystérieux BB, qui soit dit en passant m'a fait l'effet d'une grande claque en travers de la figure, je me lance dans un nouvel article.
Mais, question éternelle : de quoi parlerons nous ? enfin, de quoi parlerai-je plutôt. L'écriture est un monologue.
Un clic aller-retour sur le site du Monde, le bilan est plutot déprimant : grippe A, attentats, prises d'otages, un joli parachute doré pour Mr Google et... un titre acrocheur.
"Le jeu vidéo, miroir déformant de la société américaine".
*arcticle*Une pub m'annonce que ma planète a besoin de moi. Je suis au courant merci, seulement, mademoiselle a l'oeuil de loupe, que puis je y faire ? Je mange bio, ne roule pas en voiture, économise l'électricité et coupe l'eau le temps de me shampouiner sous la douche.
Que faire de plus ? Je n'ai pas l'impression que l'effet de serre va s'arrêter a cause de mes (louables) efforts. Alors, puisqu'être écolo ne comble pas ce besoin inévitable de se sentir utile, je préfère y répondre a coups de
réalité crue et tangible.
L'été, période d'amourS, d'eau fraîche, de soleil et de bronzette... diront nos mères d'un choeur de voix rêveuses. Dans mon monde, l'été se traduit plutôt par une débauche de
sexe,
d'alcool, de
soleil, certes, mais aussi de néons
bleus et
verts des boites de nuits, et de cancer de la peau pour ce qui est du bronzage.
Pessimiste, moi ? Bien sur que non.
Réaliste. Entourée de Réel. Plongée dans le réel. A tel point que le réel me traverse, me rempli, me vide, laissant une enveloppe de chair tangible et matérielle, si matérielle !
La moche réalité, si laide et si pointue, il n'est pas besoin d'aller la chercher aux JT de 20 heures.
Pointez le nez hors du col de votre manteau assez longtemps pour apercevoir dans un oeuil inconnu le reflet d'une blessure. Fixez votre regard ailleurs que sur vos pieds le temps d'entrevoir la laideur d'une ruelle suintante et sombre. Relevez la nuque et ouvrez grands vos mirettes : voici l'horreur qu'on appelle Monde.
Nous vivons dedans et, pauvre de moi ! je le découvre un peu plus chaque jour. J'ai traversé un océan pour voir si la vie était plus moche ailleurs. Elle ne l'est pas. Elle n'en est pas plus belle. Mais l'attrait de la nouveauté masque pour un temps les laideurs. Demandez donc au femmes abandonnées.
Je vois que le cynisme me réussit ce soir... avant de vous laisser méditer sur la mocheté du monde, une derniere chose...une citation en fait. Comme toute Littéraire qui se respecte, j'ai lu Beaudelaire...
peut paraitre étrange comme choix pour termeiner sur une note optimiste, pourtant...
Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils
Lorsque le soleil brille... sortez bronzer !
** sortez couverts ^^